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Non, le cinéma d’animation n’est pas réservé aux enfants !

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Genre cette année : Funan de Denis Do, l’histoire vraie de la famille du réalisateur déportée dans un camp en 1975 sous le régime des Khmers rouges au Cambodge, ou, dans le style léger également, un long métrage marquant Parvana, une enfance en Afghanistan : une famille dont le père est emprisonné par les talibans et donc la vie des femmes… édifiant voir révoltant ! Plus près de nous, hors compétition, « Un homme est mort » d’Olivier Cossu qui retrace les luttes ouvrières pendant la reconstruction de Brest après-guerre et la mort du manifestant Edouard Mazé.

 
Deux animés japonais sympas sur la famille : « Miraï, ma petite sœur » ou l’arrivée déstabilisante d’une petite sœur dans la vie de Kun. Propulsé soit dans le futur soit dans le passé, il va rencontrer ses proches, à différents âges de leur vie. « Okko’s Inn » ou Okko et les Fantômes de Kitaro KOSAKA : recueillie par sa grand-mère après la mort de ses parents, Seki doit surmonter sa douleur. Seule, en apparence, car elle vit avec des amis invisibles, elle va se former pour reprendre l’auberge familiale traditionnelle et fera des rencontres inattendues.

Sans oublier des courts-métrages fameux comme  le prix du jury junior : « La mort, père & fils, par Denis Walgenwitz et Winchluss avec le fils de la mort qui veut devenir … ange-gardien ! Sacré programme. Affaire familiale encore avec « Weekends » la vie d’un enfant confronté à la séparation de ses parents.

A retenir aussi des histoires paysannes : « Raymonde ou l’évasion verticale » la solitude pesante d’une paysanne,  ou l’esthétique « Agouro » tension extrême entre deux paysans à l’image du froid ambiant qui règne sur un étang gelé.

Ou bien sociétales avec « Happiness » la course au bonheur dans notre société de consommation, ou « Afterwork » déjà présent au Festival International du Court Métrage de Clermont-Ferrand : la course à la carotte payera-t-elle pour ce Bugs Bunny actuel ? Miroir inquiétant !

L’OVNI : « Tightly Wound » traite d’un problème de femmes qui concerne donc aussi les hommes amenés à les rencontrer…  fiction réaliste ou documentaire fiction ?

Enfin, les Shadoks de Jacques Rouxel, inoubliable série d’animation, sont incontournables ShadokOrama leur rend hommage pour le cinquantenaire de sa première diffusion à la télévision.

Alors ? est-ce que ce petit tour d’horizon non exhaustif ne vous donne pas envie d’aller voir ces films d’animation ?
 
D’autres exemples d’animés réalistes :


http://www.allocine.fr/article/fichearticle_gen_carticle=18673863.html?page=